22 juillet 2008

Sucre, Cochabamba et La Paz

Apres avoir goute a la formidable nature bolivienne, nous allons maintenant a la decouverte des plus grandes villes du pays.

On commence par Sucre, la capitale constitutionnelle et culturelle du pays ou fut proclamee l'independance. Le centre ville, classe patrimoine de l'Humanité a l'UNESCO nous plait avec ses maisons coloniales aux murs blanchis et qui rayonnent autour de la petite place centrale ou il fait bon flaner assis sur un banc. Au rez de chaussee du mercado central, on va faire nos courses. Au milieu des etalages colores, on achete quelques avocats, enormes et juteux, on est admiratif devant les innombrables varietes de pommes de terre (dans les Andes, il doit en exister au moins 3000 varietes), 189089559.JPGpuis on s'accorde une pause salade de fruits frais a un des nombreux stands tenus par les cholitas. Il y a ausi un coin avec des mamies qui vendent toutes sortes de plantes pour les mates (infusions): on trouve de la camomille, de la menthe, de la monia, et bien sur la fameuse coca. Pour finir, au premier etage, on mange avec les boliviens sur un coin de table le repas le moins cher de la ville, l'habituel bout de viande avec patate sous toutes ses formes et riz.
La region de Sucre est reputee dans toute la Bolivie pour ses tissages precieux et delicats. Pour en savoir un peu plus, nous nous rendons au musee ethnographique du textile et apres 3 bonnes heures de visite passionante, nous ressortons completement sous le charme. De tradition ancienne et peu changee, la majorite des ouvrages sont realises chez les tisseuses qui utilisent des instruments rustiques comme des metiers a tisser en bois et des os d'animaux. Au musee, on observe surtout les tissages des communautes Yampara et Jalqa. Les caracteristiques principales des motifs des tissages de Tarabuco sont leurs symetrie, luminosite et l'usage de la couleur. On apprend egalement comment la laine est filee a l'aide d'une quenouille puis teinte avec des produits naturels comme l'indigo, les plantes et meme les chenilles qui produisent un beau rouge...

294018198.jpg

1445340742.jpg

Nous partons ensuite en bus de nuit pour Cochabamba et quand nous arrivons a 5 heures du mat apres 10 heures de route cabossee et poussiereuse, nous sommes bien contents de tomber sur Christian un bolivien de La Paz qui nous aidera a trouver un hotel en evitant les endroits dangereux. Nous passerons 2 jours agreables a Cochabamba, une ville en plein boom mais plaisante avec ses arcades, ses petites places, ses parcs. Je reussirai meme a trouver un magasin d'usine qui vend des pelottes d'alpaga de toutes les couleurs. 2 pulls en perspective...
1392377958.JPG

Puis direction La Paz, toujours en bus. Les paysage qui separent Cochabamba de la capitale sont en premier lieu epoustouflants, riches en couleurs
1818217617.jpg

puis ils s'assechent au fur et a mesure pour finir archisecs pendant les 4 dernieres heures du trajet.
1223593663.JPG

Nous sommes dans une region tres pauvre de l'altiplano ou partout on remarque des projets de l'Unicef pour alimenter en eau potable les villages recules que nous croisons. Sur les murets faits d'adobe, on peut voir peinturlure des annonces pour les campagnes d'alphabetisation. On se demande bien ce que peuvent broutter les moutons et les anes sur cette terre si inhospitaliere. Puis soudain au loin se profile le sommet du mont Illimani qui vient briser la platitude du paysage. Nous approchons de La Paz et avant de penetre dans cette incroyable capitale, nous traversons la banlieue alimentée par l'exode rural de El Alto devenue ville a part entiere. Situee a 4150 m on l'appelle aussi la plus grande capitale Aymara du monde. Les Aymaras sont un peuple originaire de la région du lac Titicaca et qui ont precede les Incas.
15439705.JPG

Ma premiere impression de La Paz fut comme un retour en Inde. En quittant El Alto on plonge quasiment a pic dans la vallee surpeuplee, surchargee, poluee et surconstruite . On ne sait plus ou donner de la tete et de partout les sens sont assaillis. Deja les maisons de briques rouges construites a la va vite sur un modele architectural anarchique de part et d'autre du canyon.
15439705.JPG

145230420.JPG

1241782921.JPG

Puis les trottoirs bondes sur lesquels on ne peut meme plus marcher tellement ils sont envahis de marchandises et de gens de tout ages qui essayent de joindre les deux bouts en vendant tout ce qui est possible et imaginable (surtout des babioles et du pseudo artisanat made in China).
1948484264.JPG

A ce beau bordel se rajoutent les stands de fruits, legumes, viandes (avec morceaux de choix: ca se mange ca?), poissons, montagnes de pop corn (enorme le pop corn, fait avec du mais local) et herbes a mate. Et quand on en a plein les yeux, c'est la qu'il faut faire attention: aux trous dans le bitume quand on slalome entre les etalages, les taxis et autres combis qui essayent de se frayer un passage tout en vous envoyant leur fumee en plein dans les poumons. Rajouter a ca l'altitude, nous sommes dans la capitale la plus haute du monde, a 3660 m... WOW, ca petille de vie la dedans. On y passera quand meme 4 jours a faire le plein de musees, site archeologique (celui de Tiwanaku qui inspira Herge pour Tintin et le temple du soleil)
2132633597.JPG

951917869.JPG

et marches. Celui des soit disant "sorcieres" est interessant quoi que pas vraiment specifique a La Paz, on en trouve dans beaucoup d'autres villes. On y vend toutes sortes d'offrandes pour la Pacha Mama, la Terre-Mère, déesse-terre dans la religion des Amérindiens, dont des foetus de llamas seches, de bonne augure, a mettre sous les fondation de votre nouvelle maison pour porter chance.
309727970.JPG

Voila, maintenant qu'on a eu notre dose de vie citadine, on va partir quelques jours en nature a la rencontre des peuples Aymara et Quechua qui resident dans la cordillere Apolobamba, une reserve naturelle ou sont protegees les vicuñas, situee a la frontiere peruvienne.

Écrire un commentaire